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Démo du Lexidata sur facebook

Lexidata, Sedidacta, Edudacta

Dans un recoin obscur de mon école, j’ai trouvé une bonne douzaine de mystérieuses boîtes contenant des appareils qui m’ont intrigué. Ils s’appellent « SEDIDACTA ». Ce sont des ordinateurs qui fonctionnent sans pile et sans écran !
Je me souviens, dans les années 80, d’un numéro spécial de Sciences et Vie qui contenait un ordinateur… en carton. Ce n’était pas une maquette d’ordinateur, mais un véritable appareil, qu’il fallait monter, et qui simulait en quelque sorte le fonctionnement d’un ordinateur. j’ai passé des heures là-dessus…Le Sedidacta, c’est pareil, mais en mieux, parce que ça fonctionne vraiment…C’est un appareil en plastique, qui doit contenir de multiples ressorts et engrenages, et qui est un peu comme une serrure à combinaison de coffre-fort. Il s’agit de donner la réponse à douze questions. En cas de réussite, un signal visuel et sonore se déclenche.

On l’utilise grâce à des fiches, qui posent des questions, auxquelles il faut répondre en faisant glisser de petits curseurs. Idéal pour les ateliers autonomes en maternelle !


Après avoir fait de nombreuses recherches, je pensais aujourd’hui passer un appel par l’intermédiaire de cet article de blog. J’ai malgré tout fait une ultime recherche, et là Bingo ! J’ai trouvé. En réalité, le SEDIDACTA s’appelle également LEXIDATA ou EDUDACTA. Il est fabriqué depuis plus de 40 ans par une entreprise canadienne. Et il est toujours en vente, sur Internet.

il existe également un site français qui vend l’appareil ET des fiches ! c’est ici : http://www.lexidata.fr/. Eh bien, il est donc encore bien vivant, le Lexidata !

L' atelier lexidata par yvan raymond

On ne trouve plus guère d'appareils Lexidata dans les classes aujourd'hui, à tel point que je pensais qu'il était désormais impossible de s'en procurer. J'avais donc pensé inutile d' exposer tout le travail autonome (il était important) que j'avais mis au point avec ce support auto correctif.

Mais je viens de découvrir qu' apparemment, le Lexidata existe toujours... Il existe un site français: http://www.lexidata.fr

Pourquoi dès lors ne pas remettre au goût du jour un support si riche... et qui contribue au développement de l'autonomie ?

Vérifiez dans vos armoires, je suis sûr que beaucoup d'appareils y sont malheureusement relégués...Quel gâchis !

Pour celles et ceux que le défi intéresse, je vais exposer en détails et fiches à l'appui tout l'intérêt de ce matériel.

Il n'est pas du tout ringard de le réhabiliter, surtout lorsqu'on envisage de l'utiliser avec des fiches réalisées par l'enseignant. Vous pourrez par exemple travailler sur les prénoms de élèves de la classe, sur les corpus de mots que vous utilisez, sur les albums que vous exploitez, sur les personnages...et beaucoup d'autres choses qui vous viendront à l'esprit.


Mise en place des ateliers par yvan raymond

L'atelier proprement dit ne pourra fonctionner en autonomie totale qu'au bout de plusieurs semaines.

En effet, il faut que chaque élève apprenne à manipuler l'appareil qui présente en fait de nombreuses difficultés qu'il faut considérer comme des moteurs et non comme des obstacles, pour peu qu'un étayage adéquat soit mis en place. Chaque difficulté à surmonter est en réalité l'occasion d'acquérir une compétence nouvelle...Par exemple, il faut manipuler finement la barrette pour la positionner sur . , .. ou ... Ici c'est la motricité fine qui est en jeu... Il faut également coder la réponse à la barrette qui correspond à la question....et ici ce sont des compétences numériques qui doivent être acquises.... Oui mais comment mettre alors en place un atelier lexidata autonome?

Personnellement, dès le mois de septembre, pendant le temps d'accueil, je prenais 3 ou 4 élèves, chacun devant un appareil et nous réalisions ensemble, pas à pas, une fiche d'initiation (fiche qui ne représente aucune difficulté en elle-même et qui permet juste d'apprendre à coder correctement les réponses et à programmer l'appareil) ... Les erreurs de manipulation étaient ainsi corrigées au fur et à mesure. Ainsi, au terme du travail tous les élèves étaient validés par l'appareil (bonhomme qui apparaît et signal sonore, ce qui émerveille les enfants!). En procédant de cette façon, on cumule deux avantages: les enfants apprennent à se familiariser avec l'appareil.... et ils sont obligatoirement en situation de réussite, ce qui au début est indispensable si on ne veut pas qu'ils se détournent rapidement (et parfois définitivement) d'un support qui leur semblerait vite inaccessible mais dont l'aspect ludique pourtant les attire...

Les enfants les plus dégourdis commencent à manipuler l'appareil seuls après une ou deux séances de ce style... D'autres auront besoin de davantage de temps...peu importe... Au bout de quelques semaines, tous les enfants auront découvert l'appareil et la plupart seront en capacité de s'en servir seuls.

L'atelier lexidata:

Le matin, les premiers enfants qui arrivent ont pour mission d'installer les ateliers autonomes.
Dans ce cadre-là, ils doivent, pour l'atelier lexidata, régler les 6 appareils.

Le réglage de l'appareil est loin d'être aisé car, comme nous l'avons vu plus haut, il faut effectuer deux réglages successifs: réglage du groupe, puis réglage de la série. Au début, c'est le maître qui effectue ce travail mais très rapidement les élèves les plus dégourdis peuvent le faire... la ferveur est si grande que tous veulent y parvenir... et l'apprentissage se fait...

Une fois le réglage effectué, le lexidata est posé sur la fiche correspondante (méthodologie) car chaque appareil est réglé pour une fiche précise. L'atelier est maintenant prêt à fonctionner...

Les fiches à mettre en oeuvre sont toujours choisies par le maître en fonction des progressions, des domaines d'activité et de la différenciation. La plupart du temps, je réalisais personnellement les fiches, ce qui me permettait d'une part de les adapter parfaitement à la vie de la classe et d'autre part de cibler très précisément les compétences qui m'intéressaient... Mais parmi les fiches que propose l'éditeur, sous forme de fichiers, pas mal sont très bien faites et peuvent bien évidemment être utilisées. Le lexidata permet d'offrir une autre approche de compétences travaillées par ailleurs...

Très rapidement, les fiches mises en oeuvre (une quinzaine pendant 6 à 8 semaines ou plus) faisaient l'objet d'un feuillet de gestion qui permettait de parfaire l'autonomie de l'atelier...

L'enfant accède à l'atelier lexidata soit librement (temps d'accueil par exemple), soit dans le cadre de la répartition par atelier... Il choisit la fiche qu'il doit/veut réaliser et se met au travail...S'il répond correctement aux 12 questions et s'il ne s'est pas trompé dans le codage des réponses, l'appareil valide son travail (signal visuel bonhomme qui apparaît et signal sonore que le maître entend même s'il est occupé dans un autre atelier...). Le maître donne alors l'autorisation à l'élève d'aller se marquer dans le tableau auto géré collectif réservé au lexidata (début d'année) soit de marquer sa réussite sur son feuillet de gestion ( à partir de janvier).

Si l'appareil ne valide pas le travail, c'est qu'il y a une ou plusieurs erreurs....Des procédures différentes de correction se mettent en place peu à peu... Au début l'enfant efface tout et recommence le travail....peu à peu, il comprend qu'il suffit de vérifier question par question le codage qu'il a fait.... et l'appareil valide dès que l'erreur est corrigée...Le désir d' inscrire sa réussite est très fort et galvanise les élèves... Si l'élève est vraiment en échec, un camarade peut aller l'aider, mais, dans ce cas là, il ne pourra pas inscrire sa réussite, sauf à refaire le travail tout seul .... nous sommes donc en même temps dans l'évaluation.... et il n'est pas rare que, voyant un élève réaliser seul telle ou telle fiche, je note sur mon tableau d'évaluation "compétence acquise" (évaluation sur le vif).... Ceux qui tentent de tromper l'appareil en manipulant les barrettes au hasard n'ont aucune chance de parvenir à leur fin. En effet, il y a 3 possibilités de réponses pour chacune des 12 questions... soit 3 à la puissance 12 = 531 441 possibilités pour chaque réglage !!!

Certains élèves bien sûr essaient parfois de tricher en forçant le bonhomme à sortir de sa cachette...(c'est humain !). MAIS dans ce cas pas de signal sonore et possibilité pour le maître de détecter la triche car l'apparei,l après une réussite, incrémente automatiquement le numéro de groupe ... L'élève est donc très surpris quand le maître qui n'était pas présent lui dit sans l'ombre d'un doute :"tu as triché!" et cela règle en principe définitivement le problème.....

Exemples et analyse de quelques fiches

L'appareil pour cette fiche doit donc au préalable être réglé sur le groupe 2 et la série 3.



L'élève doit dénombrer les collections , choisir la bonne réponse , repérer le codage et "programmer" son appareil. pour la réponse n°1, il devra donc positionner la barrette n°1 sur 3 points.

Analysons un peu la complexité et les compétences mises en jeu:
L'élève à la réponse n°1 (fonction ordinale) dénombre 4 abeilles (fonction cardinale) et doit marquer 3 points (fonction à la fois cardinale et de désignation) !!!
Par ailleurs, il faut qu'il affecte la réponse à la bonne barrette de l'appareil, qu'il manipule finement pour positionner correctement la barrette....Sur la fiche l'ordre est vertical, sur l'appareil il est circulaire...L'élèvel avance sans savoir s'il a fait juste ou pas...il ne le saura qu'à la douzième barrette, lorsque le bonhomme apparaîtra ou pas ! Puis qu'il inscrive sa réussite sur son feuillet de gestion...qu'il doit par ailleurs savoir gérer...
On voit bien à quel point ce travail autonome dépasse la compétence stricte "dénombrer une collection jusqu'à 10" !

Pas de panique, les élèves de grande section y parviennent très bien... j'en ai l'expérience....

A vous de jouer ...et n'hésitez pas à me contacter si nécessaire. yvan raymond

Le Lexidata en Maths

Les 6èmes A & B utilisent le jeu du Lexidata en cours de mathématiques pour revoir différentes décompositions et écritures d’un nombre décimal. Ce jeu permet, en autonomie, de savoir rapidement si l’on a bien répondu aux questions. Un petit bonhomme sort sa tête quand toutes les réponses sont correctes ! Il s’agit de développer des connaissances tout en s’amusant.

Marie-laure Le Bonniec

Ecoles primaires notre dame de lourdes